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Après la révolution orange: feu vert pour l'Ukraine
Avec son épouse originaire de Kiev, un Colmarien imagine et met sur pied des séjours découverte de l'Ukraine : une destination encore insolite et méconnue, malgré la « Révolution orange ». Hanna et Romain Kientz seront cette semaine au Salon international du tourisme et des voyages de Colmar.
Hanna et Romain Kientz : « L'Ukraine va séduire de plus en plus de touristes .» (Photo DNA - Christian Motsch)

L'an prochain, ils auront un pied en Ukraine et l'autre en Alsace : Hanna et Romain Kientz, deux intermittents du spectacle, préparent depuis quelques mois leur reconversion dans le tourisme.

Jura et Méditerranée

A l'attention de deux groupes d'Alsaciens, ils ont organisé cet été, à titre gracieux, toute la logistique pour deux séjours en Ukraine : l'un d'une semaine à Kiev, l'autre d'une dizaine de jours entre la capitale et Odessa. « Avant la Révolution orange, la plupart savait à peine situer le pays sur une carte », constate Romain Kientz, 40 ans, « aujourd'hui, c'est une destination qui suscite la curiosité et un réel intérêt... »

« C'est un peuple généreux et accueillant », assure Hanna, 28 ans, quand elle évoque ses compatriotes, « Les gens en Ukraine attendent également du tourisme une ouverture sur l'Europe, car jusqu'ici, les Russes étaient les seuls à visiter le pays... » Membre du corps de ballet de l'Europa Park de Rust pendant quatre ans (elle était d'abord danseuse de l'ensemble Pavlo Virsky de Kiev), Hanna connaît désormais suffisamment le public français pour se dire convaincue que « L'Ukraine est une destination qui séduira de plus en plus de monde .»
Pour elle, tous les modes de tourisme sont possibles dans ce pays encore trop méconnu et qui a souffert de l'effet Tchernobyl : « Les gens ignorent souvent qu'on y trouve aussi bien un climat méditerranéen, sur toute la côte de la mer Noire et au bord de la mer d'Azov, mais aussi des montagnes comparables au Jura, où les sports d'hiver se développent sur et autour d'une dizaine de domaines skiables .»


Hanna et Romain Kientz ne veulent pas proposer des séjours génériques, mais plutôt des vacances personnalisées, « selon les goûts et les centres d'intérêt de chacun .».. En collaboration avec une agence de voyage haut-rhinoise, ils comptent bien s'appuyer sur les multiples possibilités qu'offre un pays où certaines zones sont restées fermées jusqu'à l'indépendance en 1991, comme par exemple la pittoresque crique de Balaklava, connue pour avoir abrité des ateliers de réparation de sous-marins.

Gastronomie authentique

Les catacombes et les monastères de Kiev, les vestiges grecs ou les villages troglodytiques de Crimée sont quelques uns des autres atouts que tiennent en réserve Hanna et Romain Kientz, qui évoquent également « une gastronomie encore authentique qui devrait plaire aux Alsaciens... »

Jean-Marc Thiébaut

© Dernières Nouvelles d'Alsace, Lundi 06 Novembre 2006. - Tous droits de reproduction réservés

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