Kiev
Kiev a une superficie de 820 km2 et compte 3 millions d'habitants. La ville s'étend sur 42 km du nord au sud et sur 35 km d'ouest en est. La "Mère de toutes les villes russes", Kiev "la Majestueuse", la "Cité des jardins" est le berceau de l'une des plus anciennes civilisations mondiale, celle des orthodoxes slaves. Selon le moine Nestor, auteur des fameuses "Chroniques des Temps passés" rédigées en 1113, Kiev aurait été fondée au Ve siècle sur deux collines surplombant la rive droite du Dniepr par Kyi, prince de la tribu des Polianes, ses deux frères Chtchek et Khoryv et leur soeur Lybed. Kyi donna son nom à la ville, les deux frères le leur à chacune des deux collines "Chtchekavitsa et Khorevytsya" et Lybed donna son nom à un affluent du Dniepr. La situation avantageuse de Kiev au carrefour des voies commerciales contribua à ce qu'elle devienne rapidement un puissant centre économique, culturel et politique. A ces temps de splendeur et de prospérité succedèrent de sombres périodes de dévastation lors des invasions mongole et tatare, lituanienne et polonaise sans oublier, l'occupation nazie et la terrible politique d'assimilation soviétique. Pourtant, Kiev se releva de ses ruines à chaque fois plus belle et plus forte.

L'histoire de Kiev, bien que passionnante à lire, l'est encore plus lorsque l'on contemple ses oeuvres d'art et ses trésors d'architecture. La cathédrale Sainte-Sophie où furent couronnés tous les princes de Kiev, ses fresques, ses mosaïques datant du XIe, la cathédrale Saint-Michel et ses dômes en or, l'église baroque Saint-André qui surplombe le vieux quartier commerçant du Podol, la Laure de Petchersk et ses fameuses catacombes, ses nombreux theâtres, pour ne citer qu'une petite partie de ce fabuleux patrimoine. La ville rend aussi hommage au travers de nombreux monuments, aux hommes et aux femmes qui ont contribué à son histoire et se souvient des temps cruels qui l'ont tourmenté.

Mais toutes ces splendeurs ne font pas de Kiev une ville-musée. C'est une capitale vivante, toute enivrée de sa liberté retrouvée. Il suffit de se promener sur le boulevard Krechtchatik ou de flâner dans les rues à l'ombre des marronniers pour s'en rendre compte. Kiev est résolument tournée vers un avenir prometteur mais veille sur son passé, il flotte quelque chose dans l'air qui fait que les filles et les garçons sont beaux et que l'on s'y sent heureux. Tout simplement.